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lundi 10 janvier 2011

Le Café Hafa

Dans une petite ruelle qui descend vers la mer se trouve le célèbre Café Hafa.

C’est un des premiers cafés ou l’on s’est rendu lors de mon arrivée à Tanger. Egalement un des seuls lieux que j’ai pu faire découvrir à Franck, qui vit à Tanger depuis plus de 5 mois maintenant.

A small alley leading towards the seafront is where you will find the famous Café Hafa.
It is one of the first cafés we have been to since I have been in Tangier. It is also one of the only places that I knew and Franck, who has been living here for 5 months, didn’t.
Plusieurs choses font de ce petit café, à mes yeux, un lieu unique. La vue, l’histoire, l’âme et la nostalgie du site, le thé à la menthe, l’odeur de « kiff » qui y règne, les personnes qui le fréquentent…

Café Hafa – Du nom de la falaise qu’il surplombe pour dominer le détroit, lieu de rencontre entre la Méditerranée et l’Atlantique. Dans ce lieu paisible, habité par plusieurs familles de chats, loin de la nouvelle ville avec ses cafés branchés et boites de nuit, le temps semble s’est arrêté.

Quelques terrasses étroites reliées par des marches hautes, des murs d’un bleu si pale, des tables en fer à la peinture écaillée, des chaises en plastique de supermarché, … Mais une vue sublime sur l’Espagne et Gibraltar ainsi que la ville et son port,…

There are many things about this little café that, to my eyes, make it unique. The view, the history, the soul and nostalgia of the place, the mint tea, the smell of “kiff”, the people that come here…
Café Hafa – named after the cliff it overlooks, dominating the strait, a place where the Mediterranean Sea meets the Atlantic Ocean. In this calm establishment, where a few families of cats live, far away from the “New Town” with its modern bars and flashy night clubs, time seems to have stopped.
Several narrow terraces linked together with steps that seem too high, pale blue walls, old rusty metal tables, plastic garden chairs… but a magnificent view of Spain and Gibraltar, Tangier and the port…


A déguster, le thé à la menthe, une préparation faite maison avec divers herbes aromatiques, romarin et fleur d’oranger, qui lui afférent un parfum unique. Sans oublier les délicieuses cacahuètes grillées, servies encore chaudes. Le vieil homme vous les sert avec attention et concentration. 3 tailles de cacahuètes, les petites, moyennes et grosses, qu’il prend soin de disposer à portions égales dans une petite feuille de papier. Papier que par la suite il repli les rebords, avec le plus grand soin et minutie, pour former une sorte d’assiette. Plus qu’à les savourer tout en dégustant le thé et en admirant la vue et l’harmonie de ce lieu paisible.

Si vous avec un petit creux, il faut à tout prix gouter la divine Bissara, une soupe épaisse composée de pois cassés ou de pois chiches au cumin et huile d’olive. Quel délice !

Ce lieu est rempli d’histoire. C’est en 1921 que Ba M’Hammed Allouch, âgé alors de 20ans, s’est aventuré à installer un café « maure » sur une falaise faisant face au détroit et surplombant une côte rocheuse et très poissonneuse. Le café a donc connu Tanger en tant que ville internationale, sous l’occupation espagnole et comme aujourd’hui partie du territoire national marocain ; a accueilli toutes sortes de visiteurs venus des 4 coins du monde ; a vue la ville évoluer au cours des 90 dernières années.

The mint tea in Cafe Hafa is a house brew specially made only for the cafe's patron. A touch of rosemary and orange blossom, as well as other herbs, give the tea a unique fragrance. It is defiantly a must to try! Not to forget the delicious grilled peanuts, served while still hot. The old man serves them out with concentration and great attention. 3 different sizes; small, medium and large; that carefully disposes in equal portions on a piece of paper.
He then folds the sides of the paper, with preciseness, to create a sort of plate. Only thing left to do is to enjoy eating them while sipping the mint tea and admiring the beautiful view and the harmony of this serene place.
If you are hungry, you must try the divine Bissara, a thick soup made of chickpeas with cumin and olive oil.
The place is full of history. It was in 1921 that Ba M’Hammed Allouch, 20 years old at the time, decided to create a café on the Cliffside overlooking the strait. The Café Hafa has therefore known Tangier as an international zone, under Spanish occupation and, like today, as part of Morocco. It has received all sorts of visitors from all over the world; and has seen the town of Tangier grow over the last 90 years.

C’est dans ce café mythique que s’est construite en partie la légende de Tanger. De Paul Bowles à Mohamed Choukri, de Jean Genet aux Beatles, Les Rolling Stones, Jimi Hendrix, Sean Connery, William Burroughs et bien d’autres, tous les amoureux de l’âme tangéroise sont venus ici bavarder, écrire, peindre, boire le thé à la menthe ou fumer du « kiff ».
Bien des personnes ont été séduits par ce lieu,  charmés par la beauté envoutant du site. Encore aujourd’hui, les artistes, les peintres, les écrivains, continuent à rendre hommage à ce café (Bernard-Henri Levy a même acheté la maison voisine).

Bien sur que le café n’est pas fréquenté uniquement par des célébrités. Des visiteurs anonymes, viennent se détendre dans le calme, s’échapper à la ville, admirer le paysage… En sirotant mon thé et gringottant des cacahouètes j’ai observé les autres occupants du café. 

It is in this famous café that part of the legend of Tangier was made. Paul Bowles, Mohamed Choukri, Jean Genet, the Beatles, the Rolling Stones, Jimi Hendrix, Sean Connery, William Burroughs and many others… All those who loved and love Tangier have come here to chat, write, paint, drink mint tea or smoke “kiff”.
Many people have been seduced by the place, charmed by the beauty of the site. Today, artists, painters and authors continue to come to the café (Bernard-Henri Levy even brought the house next door)
Of course, the cafés clientele is made only of celebrities. Anonymous visitors come here to relax, to escape from the rush of the town, admire the view… As I sipped my tea and nibbled peanuts, I watched the other clients of the café.


Quelques touristes, certains avec leurs appareils photos reflex, prenant des clichés, essayant de capturer la splendeur du site. Une photo pour se rappeler et revenir dans ce lieu, s’évader le temps d’un souvenir, une fois de retour dans leur pays et leur train-train quotidien. 
D’autres ; dreadlocks et tenue vestimentaire « baba-cool » ; profitent de la liberté de ce lieu. Posés à leur table, ils peuvent fumer le « kiff » en toute tranquillité. Au Café Hafa, fumer cette plante, produit du pays, interdit et sujet tabou de l’autre coté de la méditerranée, est un acte aussi banal que fumer une cigarette. Sur la terrasse, la douce odeur complaisant de cette fumée opaque est omniprésent.
Le reste de la clientèle est marocaine. Certains sont venus en famille. Installés à leur table, avec thé et Bissara, une famille joue à un jeu de société. Il me semble que c’est le jeu des petits chevaux.
A une autre table, 2 jeunes marocains. Leur regard semble perdu dans l’horizon des côtes espagnoles, à moins de 20 kilomètres sur la rive opposée. L’eldorado espagnol, si proche et pourtant inaccessible… Ces jeunes sont ils simplement ici pour la beauté et la tranquillité du lieu ? Pour admirer le paysage des cotes espagnoles ou pour le symbole qu’elles représentent, tuant le temps en fumant du kiff dans l’attente de la prochaine traversée ? Je ne le sais pas.

A few tourists, some taking photos with their expensive cameras, trying to capture the beauty of the place. A photo to remember, to escape; the moment of a memory; back to the café, away from their home country and usual go-about. 
Others; dreadlocks and “baba-cool” clothes; are relaxing beneath the setting sun, making the most of the freedom that this café offers. Smoking “kiff”. At the Café Hafa, smoking this plant, grown in the country, banned abroad, goes unnoticed, as if smoking a simple cigarette. On the terrace, the smell of this thick kind of smoke lingers in the air
The other clients are Moroccan. A family is sitting at a table, drinking tea and eating Bissara, playing a board game.
At another table, two young Moroccans, in their late teens or early twenties. Gazing at the horizon, the Spanish coast, less than 20km away across the sea.  So close but yet so fare… Are they here just for the beauty and tranquility of the café? To admire the scenery that offer the Spanish coasts or the symbol that they represent, killing time by smoking “kiff” while waiting for the next crossing? I don’t know.


Le Café Hafa, ce lieu paisible où l’on peut rêver en toute quiétude. J’aime cet endroit, qui ne semble jamais changer. Avec son décor très austère et mobilier vétuste, ce café a su résister à toutes les tentations du modernisme, à la folie de l’argent. L’ancien propriétaire a su refuser toutes les offres. Je me demande que s’il lui arrivait un jour de changer d’aspect continuera t-il à être visité et filmé par les télévisions et les médias étrangers ? Je ne pense pas, la magie du site serait perdue. En maintenant le café dans son état, il a su garder un grand respect pour la mémoire de tous ceux qui l’ont visité. De tous ceux qui ont été marqués par leur passage en ce lieu simple, unique au monde.

Le Café Hafa pourra-t-il un jour nous livrer les secrets de sa mémoire ? Pourra-t-il un jour nous conter les sensations de ses visiteurs, peintres, poètes, acteurs ou politiciens venus de tous horizons ?
Le Café Hafa saura-t-il encore résister aux tentations ? Pourra-t-il préserver plus longtemps sa personnalité ? Je l’espère.

The Café Hafa, a place where people can dream in peace. I like this place that never seems to change. The vintage 1920's interior design has been kept until the present. The café has resisted all attempts of modernizing. In the past, the owner refused all sorts of offers; it seems that money does not interest him. I wonder if one day the café changed, would it continue to be filmed and visited by foreign Medias?
I don’t think so; the magic of the place would be lost. Keeping the café in the same state as it always has been seems to be in some way a kind of respect for the memory of all those who have come here.
One day will the Café Hafa reveal its secrets? Its memories? Will it still be able to resist against the modern world? Keep its personality forever? I hope so.


Changement de temps à Tanger / Weather changes

Vue sur Tanger samedi matin
Tangier Saturday morning




Orage sur Tanger, samedi soir.
Thunder and lightening Saturday evening.
 

dimanche 9 janvier 2011

L'appartement / The flat

La toute 1ere pensée que j'ai eu en arrivant devant l'immeuble était "Heureusement que je n'ai pas pris la New Beetle!!"

Avant mon départ, bon nombre de personnes m’ont demandé pourquoi je n’emmenais pas ma voiture avec moi, pourquoi je cherchais à acheter un vieux tacot. Ma crainte principale était la conduite des marocains (je vous expliquerai leur façon d’interpréter le code de la route une autre fois).  Je m’inquiétais également de laisser ma voiture tant chéri dans la rue, appréhendant dans quel état j’allais la retrouver le lendemain. En effet, les marocains semblent avoir un faible pour « emprunter à durée indéfini » les choses qui peuvent s’enlever facilement de la voiture. Les sigles de la marque sur le capot et coffre ainsi que les antennes semblent être les pièces favorites. .. Je me faisais des cauchemars à imaginer les horreurs qui pourraient arriver à ma petite automobile, auquel je tiens comme je tiens à la prunelle de mes yeux !

Ce caprice matérialiste s’est avéré être une décision sage. Je me suis déjà rendu au Maroc, plusieurs fois j’ai été amené à me déplacer en voiture à Tanger, mais je suis toujours resté sur les axes principaux. De grands boulevards, larges et lisses.  C’est seulement cette fois ci que j’ai du m’aventurer dans les petites ruelles. La photo ci-dessous est celle de la rue qui descend de l’appartement.

The first thing that came to my mind when standing in front of the flat was “Just as well I didn’t come with the New Beetle!!” 

Before I left France, many people asked me why I wasn’t taking my car, why I wanted to buy an old piece of scrap metal instead. My main fear concerned the way people drive in Morocco (I will explain that subject another time). I was also afraid of the state in which I would find my most loved bug after leaving it outside for a night. The Moroccans seem to have a habit of “borrowing” bits of a car. Things that are easy to take off, and sell. The logos on the bonnet and boot and antennas seem to be a favorite pick… I dared to imagine the horrible things that could happen to my little car.  

This materialistic caprice turned out to be a wise decision. I have been to Morocco before; several times I have driven in Tangier, but always on the main roads. Large avenues with smooth tarmac. This was the first time that I had adventured down the side alleys. Below is a photo of the alley leading to our flat.
 
Sur la photo, on ne voit pas le pire. Elle semble être facilement praticable. Faux. A gauche de la ou se trouve la Logan de l’entreprise (la voiture grise pour ceux qui ne savent pas a quoi ressemble une Dacia Logan), se trouvent deux nid-de-poule consécutives. Leur profondeur : environ 30cm. Aucun moyen de les contourner, elles prennent toute la largeur de la route.  Ce phénomène on le retrouve un peu partout sur les routes marocaines. Je ne vais pas m’attarder plus sur ce sujet…ici je veux parler de l’appartement !

C’est un immeuble récent. Interphone à l’entrée. Propre à l’extérieur. Passé la porte, on arrive dans l’hall d’entrée. Typiquement marocain. Immense ! Les murs sont recouverts de faïence ; du carrelage comme je dis ; au moins ici c’est sobre, il n’y a pas des décorations en or comme j’ai pu voir dans de nombreux autres immeubles. A gauche, un miroir couvre tout le mur, à droite les boites à lettres en bois. Plusieurs tapis sont posés sur le sol, un carrelage en imitation marbre, assorti aux murs.

You can’t’ see the worst on the photo. The road seems in a “drivable” state. False. On the left of the Logan (the grey car), are two gigantic potholes. About 30cm deep. There is no way to bypass them; they take up the whole width of the road. This is a common sight all over morocco. That’s all I’m going to say about Moroccan roads…here I want to tell you about my flat! 

The building is recent. Intercom by the door. Clean outside. Once inside you arrive in the entrance hall. Typically Moroccan. Enormous ! The walls are covered with tiles. On the left, a large mirror covers nearly the whole wall. On the right, wooden letter boxes. Several carpets are disposed on the floor, a floor equally made of tiles matching the walls.

 
Au bout du couloir, à gauche de l’escalier, se trouve une chaise. C’est ici que s’installe un vieil homme, qui surveille les allés et venues dans l’immeuble. Lui, ainsi que ces deux fils, sont les gardiens de l’immeuble. Ils ne parlent pas français, mais sont agréables. Parfois, c’est un autre occupant qui est installé sur la chaise ; un chat siamois, endormi…
L’escalier et les couloirs  des étages sont aussi immenses que l’hall d’entrée.  Personnellement, je trouve que c’est une perte de place…Mais au Maroc c’est comme ça !
Notre appartement se trouve au 3e étage. 3 étages à monter sans ascenseur. Heureusement que j’ai un homme fort pour monter les packs d’eau et Coca cola. Et il en faut des packs d’eau ! Je m’explique : il ne faut surtout pas boire l’eau du robinet ici, sauf si vous tenez à rendre votre transit intestinal très liquide et passer de longs moments de solitude sur le trône!!

At the end of the corridor, left of the stairs, there is a chair. It is here that sits an old man. He watches the comings and goings. He and his two sons are the caretakers of the building. They don’t speak French, but are pleasant. Sometime another being takes possession of this chair; a sleeping Siamese cat. 
The staircase and corridors are as large as the entrance hall. A real waste of space if you ask me…but it’s always like that in Morocco! 
Our flat is on the 3rd floor. 3 floors by foot, no lift. Luckily I have a strong lad with me to carry the heavy packs of water and Coca-Cola! Bottled water is a must. You mustn’t drink tap water here, in less you want to spend long lonely hours on the throne!!


3e Etage. Au bout du couloir se trouve notre appartement.  Une porte en bois.
Une fois passé la porte, on se retrouve dans le salon, un salon marocain. Autour de la table basse et face à la télé, 3 grandes banquettes forment un « U ».  On peut facilement loger au moins 15 personnes sur ces canapés.  
 Au milieu du plafond décoré de plâtre sculpté, un lustre, vulgaire à mes yeux.  Je trouve que ça ressemble bizarrement à un narguilé, je sais pas du tout si c’est censé représenter cela ! Allez savoir pourquoi, cette chose hideuse, en plastique bon marché, fait surgir en moi une envie furieuse de tirer dessus avec mon pistolet à air comprimé. Une cible parfaite. Je l’imagine, s’éparpillant en mille morceaux lorsque la petite bille en plomb la touche. Malheursement (ou heureusement) je n’ai pas amené mon pistolet au Maroc. Dernière chose sur ce lustre, certes inélégant mais fort pratique pour éclairer la pièce ; l’interrupteur. Dans l’appartement tous les interrupteurs sont disposés un peu n’importe comment (par exemple, celle pour la lumière de la chambre est à l’extérieur de la chambre…). Mais pour trouver celle qui allumait le lustre, j’ai mis du temps…

3rd floor. At the end of the corridor is our flat. A wooden door. 
Once inside, you find yourself in the lounge, a Moroccan lounge. There are 3 couches, arranged in a “U” around a round low table. At least 15 people can be seated. In the middle of the ceiling of carved plaster is an ugly chandelier. God knows why when I see this hideous piece of cheap plastic I get the sudden urge to shoot it with my air compressed gun. A perfect target. I can imagine it; exploding into a thousand pieces when touched buy the piece of lead. Sadly (or luckily), I didn’t bring my gun to Morocco. One last thing about this chandelier, certainly unsightly but useful for lighting the room: the switch. All the switches in the flat are in strange and un-convenient places (for example, the switch for the light in the bedroom, is in the corridor). It took me some time to find how to turn on the chandelier…


 Le reste de l’appartement est divisé en 2 chambres, une salle de bain, une cuisine et une buanderie. Je n’ai pas pris de photos de l’appartement car tout simplement je trouve le lieu laid, froid et vide. Murs beiges, carrelage blanc, plafond blanc…sans oublier le majestueux lustre plastique… Une fois décoré et personnalisé je mettrai des photos en ligne.


Dans les appartements au Maroc il n’y a pas de chauffage. A l’extérieur la température, à Tanger, descends rarement en dessous de 10°. Ç a ne fait qu’une semaine que je suis ici, mais je peux vous assurer qu’il fait meilleur dehors qu’à l’intérieur. Ce n’est pas le froid qui me gène, mais l’humidité. Même en aérant tous les jours, ça pu. Le pire c’est les vêtements. Comme on n’as pas de terrasse, et étant orienté plein nord, une paire de chaussettes de sport mets plus de 3 jours à sécher…je vous laisse imaginer le temps de séchage d’un jean… Mes vêtements puent. Je suis actuellement en plein recherche de Feebrez  tissu!! Hier j’ai acheté plusieurs absorbeurs d’humidité, j’attends de voir si ça va changer quelque chose. On a accès au toit de l’immeuble. Au printemps, quand le soleil sera plus haut, je pense que je ferai sécher le linge la haut.

 Il y a une autre chose de gênant dans l’appartement. Pour avoir de l’eau chaude au robinet de la cuisine (chose très pratique pour faire la vaisselle), il fat laisser couler l’eau dans la salle de bain. Seuls les robinets de la salle de bain mettent en route le chauffe-eau. Plomberie à la marocaine ! Du coup, on gaspille 2 fois plus d’eau.

Voila pour les points négatifs. Au tour maintenant des bons points !

Tout d’abords l’emplacement. On est en plein centre de Tanger. A 300m de la plage, et des bars et restaurants qui la longent. On peut se rendre au marché ou encore au grand boulevard commercial à pied.

Ensuite, il n’y a pas de mosquée à proximité.  Ne pas entendre le haut parleur brailler pour l’appel à la prière à 5 heures du matin, ce n’est pas plus mal.

Pour finir, la chose qui m’a vraiment fait aimer l’appartement, c’est la vue. Comme j’ai évoqué plus haut, notre appart est plein nord…mais on est  à Tanger…et pour avoir une vue sur la mer il faut être situé au nord. On est à 300m de la plage, mais notre immeuble est un des rares à ne pas avoir un hôtel, ou autre grand bâtiment devant qui gâche la vue. Un autre avantage est qu’on est également à 300m du grand boulevard qui longe la côte ; pas de bruit de circulation chez nous !

Alors, comment décrire toutes les choses que je vois de l’appartement. Je suis souvent rendu à la fenêtre de la cuisine. Je passe pas mal de temps à cette fenêtre. Non seulement car c’est la « zone fumeur » de l’appartement, mais également car c’est un point d’observation idéale. Du haut de mes 3 étages, je suis comme un chat perché en haut d’un arbre, comme un sniper en observation. Personne ne lève la tête, personne ne me remarque derrière ma petite fenêtre. Et pourtant, moi je peux voir tellement de choses.


The rest is divided into 2 bedrooms, a bathroom, a kitchen and laundry room. I haven’t taken any photos of the inside for the simple reason that I find the place empty and cold. Cream walls, white ceiling, white floor…not to forget the majestic chandelier…. Once I have decorated the place I will take some pictures. 

Buildings in Morocco have no central heating. Outside, the temperature at Tangier barely goes under 10°. I have only been here one week, but I can assure you that it is warmer outside that inside. It isn’t the cold that bothers me in the flat.  It’s the dampness the worst. Even leaving windows open all day the place stinks.  The awful thing is trying to dry clothes after a wash. We have no balcony and the windows are all turned towards the north. It takes about 3 days for a pair of socks to dry…imagine how long it takes for a pair of jeans… My clothes stink. I am actually in great search of some Feebrez!! Yesterday I brought a couple of moisture absorbers, no change yet… We do have access to the roof of the building. When spring arrives, and the sun is higher in the sky, I will probably hang the clothes on a line up there. 

There is another annoying thing in the flat. I you want hot water in the kitchen sink you have to turn on the tap in the bathroom. Moroccan plumbing! So we end up wasting, and paying, twice as much water. 

That’s all for the bad sides, now the good ones! 

First of all, the location. The building is right in the center of Tangier, 300m away from the seafront with its bars and restaurants. The market and main avenue for shopping is in walking distance.  

Secondly, there is no mosque near about. Not hearing someone brawling out of loud speakers at 5 in the morning is a relief! 
But the thing that I like the best about this flat is the view. Like I mentioned above, our flat faces north, towards the coast. Our building is one of the rare that does not have a large hotel or other building in front blocking the view. Also, as we are 300m away from the seafront, and the large avenue that runs along it, we hear no noise from traffic. 

What can I see from my flat? I’m often looking out the kitchen window, not only because it is my “smoking area”, but because it is a great view point. 3 stories up, I’m like a cat perched in a tree, a hidden sniper. Nobody ever raises their head to look towards the sky, nobody notices me. And yet, I can see so much.

A gauche, la Medina, la vieille ville close, avec ses veilles maisons et riads aux murs blancs, entourés de bâtiments au style espagnol. 
En face, le port. Un port qui, il y à quelques années encore était très fréquenté par les transports maritimes industriels. Depuis, à  40km, un autre port s’est construit : Port Med. Du coup, le port de Tanger n’est fréquenté seulement par les pêcheurs et quelques ferries à destination de l’Espagne. Il parait qu’ils vont transformer ce port en marina, moderne et branché, mais j’attends de voir le début des travaux avant de le croire.
A droite, 2 immeubles. Un je trouve très sculptural. C’est un vieux bâtiment, style Espagnol, sûrement construit pendant l’occupation. Certes ce bâtiment est délabré, mais je le trouve fascinant.  Cette construction, pourtant  négligé, décoloré et fade m’attire et m’intrigue. Entre ces deux bâtiments on peut voir la grande plage. La journée les gens se promènent, des jeunes jouent au foot, certains montent à cheval. La nuit la plage éclairée, est déserte, du moins en ce mois de janvier.  La nuit on peut voir une pancarte lumineuse, celle d’un des bars qui longent la cote. Cette enseigne, en néons jaune et bleu, est celle du Pergola, un bar à Tapas (que j’apprécie déjà énormément).

On the left, the Medina, the old city behind its high white walls. Old Moroccan style raids are hidden behind more recent Spanish buildings. 
In front, the port. A port that used to be very busy with large boats, carrying goods to and from Europe.  A couple of years ago, another port was built 40km away, a very large one: Port Med. Nowadays, Tangier port is calm, the only activity going on is the local fishing trade, and a couple of ferries for Spain. 
On the right there are 2 buildings. One I find most interesting. It’s an old building, Spanish style, probably built during the occupation. It needs drastically to be renovated. In strange way, I find this old grotty building pretty; it has a certain charm and mystery to it. Between the two buildings you can see the beach. During the day time people go for walks on the sand, young lads play football, some go horse riding. At night the beach is deserted, at least at this time of year. 
Below, there is a small alley, surrounded by old houses and low buildings. I am not an old shrew that spends all my time spying on my neighbors, but when I’m in the kitchen, I like to look at what is going on down there. 
Moroccans, in traditional clothing put their washing out to dry. 
Peoples struggling to walk up the alley, their arms loaded with à TV set or other home appliances.
Cats fighting in abandoned houses. 
Children playing in the alley after school, some through stones though the open windows of the ground floor. 
Young girls watching from their balconies. 
This morning, when I was looking out of my window, I saw a young boy walking down the alley. Suddenly, he stopped, picked something up off the ground, and put it in his mouth. I have no idea what he had found… 


En dessous. Une petite ruelle, bordé de veilles maisons et bâtiments bas. Je ne suis pas une vielle mégère qui passe son temps à espionner ses voisins ; mais le temps d’une cigarette, à ma fenêtre j’observe.
Des marocains, en tenue traditionnel, qui étendent leur linge, mettent à sécher leurs tapis et babouches. 
Des gens qui montent la ruelle, à pied, tant bien que mal, les bras chargés d'un télé ou autre appareil électroménager.
Des chats qui semblent avoir pris possession des bâtiments inhabités.
Des enfants qui se chamaillent dans la rue à la sortie de l’école, certains jettent des cailloux par les fenêtres ouvertes au rez de chaussé ou du 1eretage. Des jeunes filles qui, un peu comme moi, de leurs balcons, regardent l’animation de la petite ruelle. 
Ce matin, un jeune descendait la ruelle. D’un coup il s’est arrêté pour ramasser quelque chose par terre. Chose qu’il à ensuite mis dans sa bouche. Je n’ai aucune idée de l’objet de sa trouvaille, et je préfère ne pas savoir…

A l’horizon, l’Espagne et Gibraltar. Une vue magnifique. Quand le temps est clair on peut distinguer des villes et voir des éoliennes sur les collines. De nuit, on peut apercevoir les phares des voitures qui circulent sur la côte. Quand il y à de la brume, et bien…on voit rien du tout…

Enfin bref, tout çà pour dire que j’aime bien mon appartement. Maintenant que j’ai signé un bail pour 1 an, j’ai plus qu’à le décorer, pour le rendre un peu plus « chez moi » et chaleureux. J’attends également avec impatience l’été, ou je pense que je vais apprécier la fraicheur d’un appartement situé plein nord et les siestes au soleil sur le toit de l’immeuble.  


On the horizon you can see Spain and Gibraltar. A wonderful view. When the sky is clear you can make out little towns and see wind farms on the hilltops. A night you can see the headlights of cars traveling along the Spanish coasts. When the sky is clouded over or foggy, well…you can’t see anything at all… 

All that to say that I like my flat in Tangier. I’m going to be living here for at least a year, all I need to do now is decorate the place and make it feel a bit more like home. I’m impatience for the summer to arrive; with the scorching heat outside I’m sure I will appreciate the cool rooms of the north-facing flat and little naps on the roof.



dimanche 2 janvier 2011

Le Voyage : pourquoi rien ne se passe comme prévue ? / The trip

English version below: The Trip: why doesn't anything ever go as planned?

28/12/2010
Les transports en commun. Rapides, moins polluants, moins fatigants… Quelle bonne invention ! Pas à mon avis. Je n’ai jamais aimé voyager par train, bus, avion, etc. Peut être car presque à chaque fois que je les emprunte je rencontre des problèmes.
J’ai toujours préféré utiliser ma voiture.  Au moins lorsque c’est moi qui roule il n’y a pas de grèves, s’il y a des embouteillages je change de route, je peux écouter ma musique aussi fort que je veux et chanter faux, si par malheur j’ai des gaz je peux me soulager sans gêne… et lorsqu’il y a un problème (chose rare), je peux faire ce que je veux quand je veux pour apporter une solution.
Oui, j’ai souvent eu des contre temps avec les transports en commun. Et le voyage pour venir au Maroc n’as pas été une exception à la règle. Oh que j’ai regretté de ne pas être venu en voiture !

Le trajet
13h40 : on prend le train à Laval. Train à l’heure, pour une fois, tout semble bien parti. 45 minutes plus tard, le train s’arrête. Annonce micro : « il y a eu un accident de personne sur la voie », on sait tous ce que cela veut dire, « nous allons emprunter la voie annexe, nous arriverons gare Montparnasse avec 2h30 de retard ». On avait prévu 3h de battement, pour faire le trajet entre la gare et l’aéroport, s’enregistrer tranquillement…du coup on se retrouvait avec seulement une demi-heure.

16h50 : Enfin arrivés à la gare Montparnasse. La course contre la montre commence. L’enregistrement à l’aéroport fermait à 17h15. On a couru, un vrai sprint jusqu’aux taxis ! Et je peux vous assurer que courir avec des bagages dont le poids total excédait les 60kg, plus 4 pc portables et un rat, ce n’est pas de la tarte ! On choisi un taxi au pif, balance les bagages dans le coffre, et c’est parti ! « Il faut qu’on soit à l’aéroport dans 15minutes !! » (Petite précision, en temps normal, sans embouteillages, il faut environ 30minutes pour faire le trajet Montparnasse – Orly). Ce coup ci on à eu de la chance ! On a choisi le bon taxi ! On se serait cru dans le film Taxi ; « moi, ça me fais mal au cœur que mes clients ratent leur avion » nous a dit le chauffeur, tout en roulant a 130km/h sur le périphérique (au lieu de 70) et en zigzagant entre les autres usagers de la route. Grace à lui on est arrivé à l’aéroport 2 minutes avant la fermeture des enregistrements.

17h15 : Guichet des enregistrements. On donne les passeports, les billets électroniques ; soulagement ! On va prendre l’avion ! « Ah, au fait nous avons un rat en bagage à main en plus, tenez son certificat de bonne santé… » Un rat !!??? Notre instant de soulagement fût bien court. Les rongeurs sont interdits à bord de l’avion… Pourtant nous avions appelé la compagnie aérienne 3 fois avant le départ pour être sûr que les rats étaient autorisés à bord. Impossible de monter à bord avec le rat, hors de question de la laisser sur place…encore une fois on pensait ne pas pouvoir prendre l’avion. Après 30 minutes de négociation, ils nous ont enregistrés,  et permis de passer avec le rat « non-mangeur de fils électriques ». Mais tout n’était pas gagné pour autant. Il fallait encore que le commandant de bord (qui se trouvait à l’entrée de l’avion) vérifie la cage de transport et accepte de nous laisser monter.   
Encore une fois, un sprint jusqu’aux douanes. Notre course à été stoppé net par la queue énorme qui se trouvait au contrôle. L’avion devait décoller dans moins de 5 minutes. On à demandé à l’officier se trouvant au début de la queue si nous étions autorisé à passer en priorité car notre avion nous attendait. Ce dernier nous a calmement répondu qu’on serait appelé avant le décollage, et que seulement une fois appelé on pourrait passer en prioritaire. 30minutes de queue ; pas d’appel micro. Arrivé au contrôle des bagages, le gros bordel. Tout ce qui est électronique doit être sorti des sacs. 4 pc portables, 2 appareils photos, 2 caméscopes, 2 lecteurs mp3… on a du complètement défaire nos bagages à main ! Plus le rat, dont la cage devait être vérifié encore une fois ! Les autres passagers devaient nous prendre pour de vrais geeks ; les officiers de douane étaient plus intrigué par le rat que par nos affaires. Chose que je n’ai pas précisé précédemment : Cookie est le 1e, et sûrement le dernier, rongeur à être accepté à bord d’un avion de la Royal Air Maroc.


18h40 : Douane passée. L’avion aurait du décoller à 18h15. Un dernier sprint pour la route ! A quelques mètres de la porte d’embarquement, appel micro avec nos noms (et quelques autres passagers ; nous n’étions pas les derniers !). « Ces passagers sont attendues porte 12 pour embarquement immédiat ; dernier appel avant la fermeture des portes et annulation du billet ». Méga-turbo-sprint !! 
Arrivé à la porte 12, « Bonjour ! C’est nous avec le rat ! ». Le commandant de bord nous attendait. Le moment véridique était arrivé, c’était à lui de décider si il accepter ou non le « gentil rat, non rongeur de fils électriques, enfermé dans une cage de transport dont le risque d’échappade est plus faible qu’une prison haute sécurité » (descriptif qui lui à été donné par les agents à l’embarquement). Il a regardé la cage, et m’as fait juré qu’en aucun cas, même si c’était une question de vie ou de mort, je n’ouvrirai la cage, que je devais bien le caler en mes pieds pour le décollage et l’atterrissage, car si elle s’échappait c’était la catastrophe assuré ! 
Une fois promis et juré plusieurs fois, on à pu monter dans l’avion. Enfin ! Fermeture des portes derrière nous, décollage imminent, nous voila dans les airs à survoler la France et l’Espagne, direction de Casablanca. Encore un gros soulagement, mais on n’était pas tranquilles pour autant. L’avion à décollé avec 45 minutes de retard, donc au lieu d’avoir 1h pour changer d’avion à Casablanca, on n’avait plus que 15 minutes pour descendre de l’avion, passer les contrôles, et embarquer. Normalement, des avions de la même compagnie s’attendent, normalement… avec toutes les m****s qui nous étaient arrivé jusqu'à présent on était légèrement sceptiques…
 
20h50 (heure locale): Aéroport de Casablanca, encore un contrôle des bagages. Notre seule crainte était qu’ils n’acceptent pas le rat sur le territoire, ou décident de le mettre en quarantaine ou quelque chose dans le genre. J’ai mis la cage sur le tapis (dissimulé dans un sac plastique), et j’ai passé la barrière d’un pas rapide pour le récupérer de l’autre coté. Comme je n'avais rien enlevé, le détecteur à sonné quand je suis passée. Ceci était en faite une très bonne chose ; l’officier des douanes n’as même pas regardé l’écran du scanner quand la cage est passé, il était plus occupé à me regarder entrain de me battre avec mes  sacs et ma veste qui avait je ne sais comment formé un nœud dans lequel j’étais prisonnière.   
Porte d’embarquement pour Tanger. Un moment sans courir, on à même dû attendre ! Notre avion n’était pas le seul à être en retard. 15 minutes plus tard on était entrain de décoller. Cette fois ci c’était bon, on allait arriver à destination. Plus que 50 minutes de vol (et heureusement qu’il n’y avait que 50 minutes, car dans ces petits avions à hélices, sans casque, le bruit est semblable à celui d’un très vieux sèche linge, volume x10). Plus qu’à faire une petite sieste pour se détendre…

ATR-72

21h40 : Arrivé à l’aéroport de Tanger. 14° dehors, vraiment pressé de rentrer à l’appartement et boire un coup pour fêter notre arrivé ! Direction la douane (au moins ce qu’il y a de pratique à arriver tard le soir c’est qu’il n’y a pas la queue), un coup de tampon sur le passeport ; plus qu’attendre avec les autres passagers devant le tapis que les bagages arrivent. Après une dizaine de minutes le tapis s’est mis en route et les premiers bagages ont commencé à sortir. On attendait, scrutant chaque bagage qui arrivait sur tapis, prêts à bondir pour attraper les nôtres dès qu’ils allaient apparaitre. On à attendu… et attendu… et attendu encore… Bizarrement presque tous les passagers du vol attendaient aussi, et personne ne récupérait les bagages qui tournaient continuellement en rond sur le tapis. Ça commençait à sentir pas bon cette histoire, je dirais même que ça puait à plein nez. Notre poisse n’était pas encore terminée ? Après pas loin d’une demi-heure d’attente, le tapis s’est arrêté. Un passager, qui parlait avec un employé de l’aéroport, passe à côté de nous, furax. « Il n’y a plus de valises, ils sont encore à Casablanca ». 
Il s’est avéré que tous ceux qui ont eu un changement d’avion à Casablanca n’avaient pas de bagages. Étant donné que les avions sont arrivés en retard, ils ont préféré chargé d’autres bagages, des bagages qui devait être sur un vol passé, le vol du…24 décembre ! A ce moment précis j’hésitais entre pleurer ou balancer quelque chose. Dans la main gauche je tenais mes pc ; dans la main droite le rat ; pleurer allait nous avancer à rien. J’ai donc décider de faire un choix plus judicieux : fumer une cigarette. Et puis, au moins cette fois ci on n’était pas les seuls à avoir un problème ! Nous nous sommes regroupés, une vingtaine de passagers, pour se diriger tous ensemble vers le guichet « litiges bagages ». Plus qu’a prendre son mal en patience, car tout ce que concerne de l’administratif au Maroc est extrêmement long et pénible. Encore de l’attente ; après avoir couru toute la journée le temps semble long ! On nous informe, qu’au mieux les bagages arriveront peut-être le lendemain à 22h30…

23h50 : Nous voila enfin arrivés à l’appartement.  C’est fini. Plus besoin de courir, plus besoin d’attendre, plus de frayeurs et incidents inattendus. Rien ne s’est passé comme prévue. Mais comme je disais, je pars à l’aventure ! Et une aventure n’est jamais tout planifiée ! Et puis tout c’est bien terminé, enfin un peu près, on est arrivés. 

Alors me voila au Maroc. Je suis dans mon nouveau « chez moi », à 1400km de la ou j’étais ce matin…sans vêtements, sans affaires de toilette, sans mes médicaments …mais avec Franck, 4 pc, 2 appareils photos, 2 caméscopes…et un rat  :)
La vue de l'appartement
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The trip: why doesn’t anything ever go as planned?

Public transport. Fast, less pollution, less tiring… What a great idea! That’s not my point of view. I’ve never really liked travelling by train, bus, plane, etc. Maybe because nearly every time that I chose these kinds of transport, I have a problem of some kind.
I have always preferred using my car. At least I know that with me driving there will be no strikes, if there are traffic-jams I can take a different road, I can listen to my music and sing as loud as I want…and when there is a real problem of some kind (rare), I can do what I want, when I want to sort it out.
Yes, I have often had problems with public transport. And the trip to Morocco was no exception. How I did regret not coming by car!

1.40pm: We get on the train at Laval. Train is on time, for once, everything seems to be going well. 45 minutes later, the train stops. Announcement: “there has been an accident involving a person on the rails”, we all know what that means, “we will be taking the secondary railway and will arrive 2.30 hrs late at Montparnasse station”. We normally had 3 extra hours before us, with this incident we now only had half an hour to get from the station to the airport, check-in and board.

4.50pm: Finally we arrived at Montparnasse station. The race against the clock starts. Check-in at the airport was to close at 5.15pm. We ran, or rather sprinted to the taxis! And I sure can say that running with 60kg of luggage, plus 4 laptops and a rat is no piece of cake!
We grabbed the first taxi we saw, threw our luggage into the boot and off we went! “We need to be at the airport in 15 minutes!” (Normally, when there is no traffic, it takes at least 30minutes to get from the station to the airport). We were lucky, we chose the right taxi! It was like in the movies; “It breaks my heart when my passengers miss their plane!” said the driver whilst speeding along at 130km/h in a 70 zone, zigzagging in between the other cars. Thanks to him, we arrived at the airport 2 minutes before the check-in desks closed.

5.15pm: Check-in. We handed over our passports and tickets; what a relief! We are on time! “And by the way, we have a rat as well with our hand luggage; here is her medical certificate…” A rat??!!! Our moment of relief was short. Small animals are not allowed on board the plane… Before our trip, we rang the airline on 3 different occasions to make sure that the rat could come on the plane. Forbidden to take the rat on the plane, no way could we leave her at Paris… once again we could see the plane leaving without us. After 30 minutes of hard negotiations, they finally let us check-in…with “no-eating-electric-wires-rat”. But the battle wasn’t won. The pilot (who was in the plane at this time) still had to check the cage and allow us on his plane. 
Another sprint towards customs. Our race was stopped by a gigantic queue. The plane was due to take off in less than 5 minutes. We asked an officer if we could skip the queue because our plane was waiting for us. Calmly he told us that we would be called before take-off, and only once called could we skip the queue. 30 minutes; no call. When it was finally our turn for hand luggage control, it was a disaster. All electronic material must be taken out of the bags to go though the scanner. 4 laptops, 2 cameras, 2 camcorders, 2 iPods…we had to completely empty all our bags! And on top of all that, the rat, whose cage had to be checked once again. The other passengers must have thought that we were geeks; the custom officers were more interested by the rat than our belongings. A thing that I didn’t say earlier: Cookie is the 1st, and most surly the last, rat to be accepted on a plane of Royal Air Maroc airlines.

6.40pm : Customs passed. The plane should have taken off at 6.15pm. On last sprint to the boarding gate. A few meters away from our destination, a call on the loud speakers with our names (and a couple other passengers; we weren’t the last!). “These passengers are awaited gate 12 for immediate boarding. Last call before boarding closes”. Mega-turbo-sprint! Arriving at gate 12, « Hello! It’s us with the rat! » The pilot was waiting for us. The moment of truth had arrived, it was for him to decide whether we could board with the “nice, no-electric-wire-eating-rat, in a cage that even Houdini could not escape from” (this is the descriptive that the check-in agents had given him). He took a look at the cage and made me swear that in no case; even a case of life or death, would I open the cage. 
After having promised and sworn several times, we were allowed to board. Finally! The planes doors closed behind us, immediate take-off, and here we were in the air overflying France and Spain in direction of Casablanca. Another relief, but all was not finished. The plane took 45 minutes late, so instead of having 1 hour to change planes at Casablanca we only had 15 minutes to get off the plane, pass the controls, and board the plane to Tangier…with all the problems that we had been though that day, we were slightly skeptic…

8.50pm (local time): Casablanca airport, one last luggage control. We were a bid scared that they would not accept the rat on the territory, or want to put it in quarantine. I put the cage (hidden from sight in a plastic bag) on the belt to go though the scan, and I passed quickly though the gates. As I still had my bags with me, the metal detector biped. This was actually a good thing, because the customs officer did not even look at the screen when the rat when through, he was more interested in me fighting to get my bags and coat off my back, which had for some reason created a knot in which I was stuck. 
Boarding gate for Tangier. For once we didn’t have to run; we even had to wait a while! Our plane was not the only plane running late. 15 minutes later we were on the plane and taking off. This time all seemed good, we were going to arrive at Tangier. Only 50 minutes of flight left (and thank god it was only 50 minutes because in these small planes, equipped with helixes and not reactors, the noise is similar to a very old spin-dryer, volume x10).

9.40pm : Tangier airport. 14°C outside, we were really impatient to get back to our flat to have a drink and celebrate our arrival! Over to the customs, a quick stamp on the passport; now all we had to do was to wait with the other passengers for our luggage to arrive. After several minutes the conveyer belt started to move, and the first bags appeared. We waited, staring with great attention every bag that appeared, ready to leap and grab our ones. We waited…and waited…and waited… Strange thing was that all the other passengers of our flight were waiting too, and nobody had taken the bags that were turning continually on the belt. This did not look good, not good at all. After nearly half an hour of waiting, the belt stopped turning. A passenger, who had been talking with one of the airport employees, came over to us, and said angrily: “There are no more bags; our bags are still at Casablanca”.
It turned out that all passengers that changed plane at Casablanca had no bags. As the planes had arrived late at Casablanca, they preferred loading other luggage instead, luggage that should have been on a past flight, the flight that had arrived…the 24th of December! At this precise moment I was hesitating between crying and throwing something. In my left hand I was holding my laptops; in my right, the rat; crying wasn’t going to get us anywhere. I decided to do something more reasonable: smoke a cigarette. And anyway, at least this time we weren’t the only ones in a mess! So, off we went to the “luggage problems” desk. Now we had to be patient, everything to do with paperwork in Morocco is extremely long and laborious. More waiting; after having run nearly everywhere that day time seemed long! At the desk we were told that at the best our bags would be at the airport the next day at 10.30pm…. 

11.50pm : Finally arrived at our flat. The day is finished. No need to run anymore, no need to wait, no more frights and unexpected surprises. Nothing went the way it was planned. But I did say that this was going to be an adventure! And adventures are never completely planned! And after all, everything finished well, kind of, we made it to Tangier!

So here I am in Morocco. I am in my new home, 1400km away from where I was this morning…without my clothes, without my toothbrush, without my medicine…but with Franck, 4 laptops, 2 cameras, 2 camcorders…and a rat :)