vendredi 10 août 2012

De retour dans l'hémisphère nord ; de retour à la maison...

Hey, it's good to be back home again.
Sometimes this old farm,
Feels like a long-lost friend.
Yes! Hey, it's good to be back home again.
John Denver 1974


Apres 5 mois passés en Australie me voilà enfin de retour dans l’hémisphère nord. Me revoilà la tête dans le bon sens ! La vie en Australie va continuer, et ici en Europe je n’entendrais plus parler. D’un coté cela me rend un peu triste. Un peu nostalgique.

Mais dans l’autre coté, qu’est ce que ça fait du bien d’être de retour ‘à la maison’. Ma maison. La maison ou j’ai passé une bonne partie de mon enfance. Ca fait du bien de retrouver sa famille. D’être entouré de choses familiers. De retrouver ses repères. De se poser. De se sentir chez soi. Bien sur, pouvoir prendre une vraie douche et dormir dans un vrai lit (et non à l’arrière d’une voiture), de faire ses besoins dans des WC et non derrière un buisson (ne sachant pas quel bête venimeux risque de te t'attaquer alors que tu est en position faiblesse) sont également des choses non négligeables !

Here I am, back in the northern hemisphere, after having spent 5 months in Australia. Back from down under, the right way up again! Life in Australia will go on, and I, here in Europe, will have no idea what’s going on over there. Thinking about it makes me a bit sad.

But on the other hand, boy is it good to be back home! My home. The house where I spent a great deal of my childhood. It’s good to be back with family. To be surrounded by familiar things. Finding my bearings. Settling down. Feeling at home. On top of that, it is more than pleasant to be able to have a hot shower, sleep in a real bed (not in the back of a car) and have proper toilets (not having to find a suitable bush then keep an eager eye out for any creepy crawlies or venomous snakes that may attack while you are in that vulnerable position).


C’est une expérience assez bizarre de rentrer chez soi après une longue période d’absence. En tout cas, pour moi ça l’a été.
En arrivant devant le grand portail noir, j’avais une légère sensation de papillons dans le ventre. J’étais assez excitée à vrai dire. Excitée à l’idée de revoir ma famille. De leur raconter mon voyage au pays des kangourous. De leur donner les souvenirs que j’avais ramené. De voir s’ils avaient changé.

It’s quite strange experience coming back home after having been away for several months. Well it was for me anyway!
As I pulled up in front of the big black gate I felt a light strange feeling deep down in my stomach, like butterflies fluttering. I have to admit, I was quite excited. Excited about coming home, seeing my family again. Telling them about my adventures in the land of kangaroos. Giving them the souvenir gifts I had brought back. Find out what they had been up to, and if they had changed in any way.


Comme d’habitude, le vieux portail automatique avait du mal à s’ouvrir. ‘Comme d’habitude’. C’est assez marrant de dire cela alors que je n’ai pas été confronté à ‘cette habitude’ pendant 5mois. J’ai donc utilisé la technique habituelle pour l’ouvrir : avancer doucement avec la voiture pour le pousser avec le pare-choc afin qu’il s’ouvre.

As usual, the old automatic steel gate was having trouble opening. ‘As usual’. I find it rather funny to say that, as I hadn’t been confronted with this ‘usual situation’ in months. I used the usual technique to open the gate: move gently forward with the car to nudge the gate open with the bumper.


Une fois le portail ouvert j’ai pu voir ma maison. Cette vielle ferme que je n’avais pas vu depuis 5mois. Le soleil rendait les grands murs blancs éblouissants. En descendant le petit chemin qui mène à la maison j’ai pu voir que le jardin était, comme d’habitude, magnifique. Les rosiers débordaient de fleurs. Des roses de toutes les couleurs.

When the gate finally opened I was able to see the house. The old French farmhouse that I hadn’t seen in 5 months. The sun was shining brightly, making the big white walls nearly blinding.  Driving down the small path that leads to house, I saw that the garden was, as usual, magnificent. The roses were in full bloom. The bushes were bursting with roses of every colour and size.


Roses, roses, roses
So many beautiful roses!
En descendant de la voiture, Simba, le chien de mon père me sauta dessus pour me faire la fête. En tout cas lui ne m’avait pas oublié ! En revanche les nombreuses traces de bave qu’il laisse généreusement sur les vêtements ne m’avaient pas manqué le moins du monde…

As soon as I stepped out of my car, Simba, my father’s dog, came charging over to greet me. Lots of tail wagging and big smiles (yes, this dog can smile!) He hadn’t forgotten me! However, I had not at all missed the yucky gooey slobber marks that he generously leaves all over your clothes…

J’entra dans la maison. Personne. J’appela. ‘Youhou ! C’est Bel ! Je suis de retour !’. Rien. Il s’est avéré que ma sœur dormait encore et mon père prenait sa douche. Et moi qui m’attendais à un accueil triomphant des ma descente de voiture (merci quand même Simba, je sais que tu as fait de ton mieux !). 
Je me retrouvais là, toute seule dans la maison. 
Ma maison… tout était si familier. 
Rien ne semblait avoir changé. 
Et là, d’un coup, c’était comme si je n’étais jamais parti. 
Je suis allé dans la cuisine, j’ai ouvert le frigo, j’ai pris une bouteille de coca (pas celle qui était ouverte et qui avait l’air de ne plus avoir beaucoup de bulles mais une neuve), je me suis servie un grand verre (un peu trop vite, la mousse a débordé partout sur le plan de travail), avec un coup de pied délicat j’ai refermé la porte du frigo, et je suis partie –verre de coca à la main- regarder mon courrier. Ahh du coca bien frais ! Ca m’as bien manqué pendant 5 mois à vivre sans frigo ! Sinon, j’ai également tambouriner à la porte de ma petite sœur pour mettre fin à sa grasse mat’ … hihihi… les grandes sœurs ne changent jamais…

A vrai dire, j’ai l’impression que nos habitudes ne changent jamais. En tout cas pour ma part. On peut les changer, vivre sans pendant un certain temps, mais des qu’on revient dans un lieux familier, dans son chez soi habituelle, les habitudes reviennent au galop !

When I entered the house, nobody seemed to be home. Strange, they knew I was coming! I called out: ‘Hello! It’s Bel! I’m back!’ No answer. As it turned out, my father was in the shower and my sister still asleep. I was slightly disappointed, I was expecting a great ‘welcome home’ sort of thing as soon as I got out of my car (thanks Simba, I know you did your best J). 
So there I was, standing in my house. 
In my home…everything was so familiar. 
Nothing seemed to have changed. 
Suddenly, I felt like I had never left.
I went to the kitchen, opened the fridge, grabbed a bottle of diet coke (not the one that was already open and looked like all the bubbles had gone, but a knew one), poured myself a big glassful (a bit to quickly, the foam overflowed and spilt al over the table), gently kicked the fridge shut and went – with my glass of coke in hand- to look at the mail that I had received during my absence.
Ahhh! Nice cold coke! How refreshing! I did miss not having cold drinks during 5 months (no fridge).
I also went and banged as loud as possible on my sisters door, to end abruptly her late sleep-in …hahaha… big sisters never change!

I must say, it seems that our usual habits never really change. That how I feel anyway. You can change them, live without them for a while, but as soon as you come back to a familiar place, back to your home, those usual habits come charging back!


Enfin bref, peu de temps après mon père est sortie de la salle de bain et ma sœur a émergé de sa chambre (le visage ressemblant étrangement à une œuvre de Picasso ; peut être à cause du réveil brusque et bruyant).  Notre petite famille était réunie.

Not long afterwards my father came out of the bathroom and my sister emerged from her room (with a face strangely resembling a Picasso piece of art; maybe because of the startling wake-up). Our little family was reunited.


Après l’accueil est arrivé la question qui tue… ‘Alors c’était comment ?’
Alors c’était comment… Comment dire…
Comment veux tu résumer 5 mois de voyages dans un pays à l’autre bout de la terre ? 5 mois à vivre sur la route. 5 mois à voir des choses toutes aussi différentes que époustouflants chaque jour. Comment résumer tout ça ? Arf ! Lisez mon blog ! Regardez mes photos ! Je vous montrerai les montages vidéo !
Enfin bref, à chaque fois qu’on m’a posé cette question j’avais plein d’images de ce sacré voyage qui tournaient dans ma tête. 5 mois d’aventures à compresser en une réponse! Alors je disais 'C‘était génial !’ Voilà, je sais pas comment le résumer autrement ! Maintenant qui veux ses cadeaux souvenirs!

After a warm welcome came the ‘killer question’… ‘So, what was it like?’
Hum, what was it like…how shall I put it…
How on earth do you sum up 5 months of backpacking around a country on the other side of the world? 5 months of living on the road. 5 months seeing different places and things everyday, all as astonishing and amazing as each other?
Arf! Read my blog! Look at the photos! I’ll show you the videos!
In short, every time somebody asked me that question thousand of memories would swarm around in my head. 5 months of adventure that needed to be compressed into one answer. Every time, I would just end up saying: ‘It was great!’ There you go. I have no idea how to summarize in another way. Now, who wants their presents?!


Comme je disais, après l’épisode de distribution de souvenirs, tout est redevenu comme si je n’étais jamais partie. On a mangé copieusement. J’ai discuté avec ma sœur de tout et de rien. J’ai jardiné… Les choses habituelles.

So, as I was saying, after having given out the souvenirs, everything just went back to normal, just as if I had never left. We ate a lovely meal. I chatted with my little sis about this, that and the other, I did a bit of gardening… All the usual stuff.

Et je vais vous dire une chose. Les voyages c’est génial. Je ne dirai jamais le contraire et je ne me laisserai jamais de partir à la découverte du monde. Mais ca fait vraiment du bien de vivre ses ‘choses habituelles’. De reprendre ses habitudes. D’être chez soi.

I’ll tell you one thing. Traveling is great, I’ll never say otherwise. I’ll never get tired of going off to discover far away parts of the world. But it really feels good to live those normal little things. Do your usual things. Have your old habits back. Being at home.


Tiens, en parlant d’habitudes, l’habitude d’avoir le volant a gauche et de rouler à droite reviens très vite ! (Heureusement…pour la sécurité routière)

Talking about usual stuff, getting used to driving back on the right side of the road again is easy! I got used to it straight away. (Just as well I suppose… for road safety reasons…)

Ce retour à la maison était également l’occasion pour que ma sœur essaie la Jeep Wrangler (pour aller voir notre poney Cheyenne). Faut préciser qu’elle à l’habitude de conduire une petite 206…
Première réaction une fois monté (enfin grimpé) dedans : ‘ah mais on est haut dis donc !’
Deuxième réaction sur la route : ‘on prends toute la largueur de la route ! Qu’est ce qui se passe si on croise une voiture (ou encore pire, un tracteur) !!!
On a donc quitté les routes goudronnées pour aller se promener dans les petits chemins de la Vallée de l’Yon.
Voici la vidéo ! Ma sœur au volant et moi camerawoman (métier dangereux, gares aux branches…ca peut faire mal…)
 My coming back home was also the opportunity for my sister to try out the Jeep Wrangler (to go and see our pony Cheyenne). She is used to driving a small 206…
We had some good fun going down the tracks that run along the Valley de l’Yon.
Above is the video, my sister driving and I as camerawoman (a dangerous job if you ask me…you have to keep an eye out for wild branches…they can hurt…)

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